Quand tout s’effondre — mon burn-out de mai 2025

Il y a des matins où on se lève et on ne peut plus. Pas par flemme, pas par choix. Juste… plus.

C’est ce qui m’est arrivé en mai 2025.

À l’époque, j’étais Cake Designer. Les commandes s’enchaînaient, le téléphone ne s’arrêtait pas. Je ne savais pas dire non — par passion, par peur de décevoir, par habitude d’être celle sur qui on peut compter.

Une décision prise avec le cœur

En 4e année primaire, ma petite dernière a développé une phobie scolaire — des crises d’angoisse intenses, un mal-être que je voyais grandir chaque jour et qui me brisait le cœur. Je ne pouvais pas la laisser dans cet état. J’ai donc pris la décision de faire l’IEF pour sa 5e primaire.

Ce n’est pas cette décision qui m’a menée au burn-out. Mais la voir souffrir ajoutait une couche d’angoisse et de stress supplémentaire à un quotidien déjà surchargé. J’étais déjà épuisée — et mon cœur de maman ne pouvait pas rester indifférent.

Les signaux que j’ai ignorés

Avec le recul, les signaux étaient là depuis longtemps. La fatigue qui ne partait plus après une nuit de sommeil. L’irritabilité que j’attribuais au stress passager. Cette sensation de courir en permanence sans jamais avancer. Et cette petite voix intérieure que j’étouffais chaque matin avec un café et un “ça va aller”.

Je remettais tout à plus tard. Ma santé, mes émotions, mes besoins. Il y avait toujours quelque chose de plus urgent — une commande à livrer, un cours à préparer, une crise à gérer.

Jusqu’au jour où mon corps a décidé à ma place.

L’effondrement

Je me suis effondrée en mai 2025. Pas dramatiquement, pas d’un coup. Doucement, puis tout à la fois. Le corps qui lâche ce que la tête refusait d’entendre depuis des mois.

Ce que j’ai compris ce jour-là, c’est que vouloir tout gérer seule n’est pas une force. C’est une façon de se perdre, petit à petit, sans s’en rendre compte. J’avais mis tout le monde avant moi — mes clientes, mes filles, les commandes — et je m’étais complètement oubliée.

Et après ?

Ce burn-out a été le point de départ d’une reconstruction que je n’avais pas choisie, mais dont j’avais besoin.

Dans les prochains articles, je vous partagerai comment j’ai commencé à remonter la pente, les outils qui m’ont aidée, et ce que cette période m’a appris sur moi-même.

Parce que si vous vous reconnaissez dans ces mots, sachez que vous n’êtes pas seule. Et que l’effondrement peut aussi être un nouveau départ.

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